Rapport pauvreté en France 2020 Secours Catholique : « Au RSA, tu ne peux rien faire »

Le Rapport Pauvreté du Secours Catholique qui porte, cette année, sur le budget des ménages en précarité et les « choix impossibles » auxquels font face nombre de foyers. Les données sont issues des rencontres réalisées tout au long de l’année et partout en France, dans les différents lieux d’accueil de l’association. Un éclairage spécifique et des pistes de réflexion (dont l’instauration d’un revenu minimum) sont proposés par l’économiste Thomas Piketty. 2 témoignages extraits du rapport :

 Au RSA, on devient fou », assure Franck M., 41 ans. Père d’un adolescent de 17 ans, Franck s’est installé il y a trois ans dans la Nièvre pour se rapprocher de son fils, parti vivre avec sa mère. Sans permis de conduire, il n’a pas trouvé de travail, à part quelques « boulots » chez des agriculteurs du coin. À 38 ans, il a dû retourner habiter pendant deux ans chez ses parents et vivre du RSA. « C’est un coup de pouce, admet-il. Mais ce n’est pas bon pour la tête, car avec 500 euros, tu ne peux rien faire, tu tournes en rond.

Ça sert juste à ne pas se retrouver dehors », confirme Marie-France P. (photo ci-contre), 47 ans, qui vit également dans la Nièvre où elle a débarqué il y a 10 ans, après une séparation. Confrontée aux mêmes difficultés que Franck pour trouver un emploi, elle a vécu pendant sept ans de l’ASS. « Une fois que vous avez payé vos factures et qu’il vous reste 10 euros par semaine, vous faites comment ?, interroge-t-elle.

Dans son rapport sur l’état de la pauvreté en France 2020, le Secours Catholique souligne la part prépondérante des dépenses contraintes (loyers, charges, crédits, assurances, frais bancaires) dans le budget des personnes et familles qu’il accueille.

Une fois leurs frais fixes payés, la moitié de ces ménages disposent de moins de 9 euros par jour et par personne pour couvrir leurs dépenses d’alimentation, d’habillement, d’ameublement ou de loisirs. Et un quart d’entre eux disposent de moins de 4 euros.

« Ce sont plus de 4 ménages sur 10 qui sont dans l’incapacité de couvrir leur dépense alimentaire quotidienne », précisent les auteurs du rapport.

Pour accéder au rapport, Cliquez ici.

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