Du Finistère à la Haute-Garonne : il n’y a qu’un pas …

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Quand 2 professionnelles de l’accompagnement socioprofessionnel travaillent à une suite de parcours, le réseau des Jardins de Cocagne prend un tout autre sens. Retour d’expérience entre Valérie Andro, chargée d’insertion socioprofessionnelle au Jardin Les Maraîchers de la Coudraie et Stéphanie Lagleize, conseillère-formatrice, au Jardin du Comminges. 

Le rendez-vous est pris en visioconférence entre Valérie, Stéphanie et Julie Doizy, afin de valoriser une collaboration entre Jardins et de faire, par la même occasion, connaissance en image (Valérie et Stéphanie ne s’étant parlé que par téléphone).

Au départ, un salarié qui exprime son envie de déménager dans le sud de la France pour des raisons climatiques mais aussi en lien avec son projet professionnel de travailler dans le secteur du maraîchage. Valérie se dit alors qu’il serait pertinent de sortir une carte de France et de la comparer à celles des Jardins de Cocagne. La Haute-Garonne paraît rassembler tous les critères. C’est ainsi qu’entre en piste Stéphanie qui présente alors les 3 jardins du groupement de Haute-Garonne. Un 1er entretien téléphonique avec le salarié permet de déterminer le point de chute à Comminges.

Suivra un entretien de recrutement par téléphone.

Ce type d’exercice n’étant pas aisé ni habituel, un échange entre collègues s’impose. Débute alors une série de partages entre Valérie et Stéphanie à propos du parcours du concerné (démarches engagées et à poursuivre, vécu au jardin) mais aussi sur la répartition des actions à mener et des rôles. Valérie gèrera donc les aspects psychologiques liés au changement de région et Stéphanie ses modalités opérationnelles : attribution d’un logement (travail de réassurance auprès du bailleur social), arrivée sur le jardin (éviter la rupture, démarches auprès de Pôle Emploi). Ce qui base la collaboration c’est l’idée de réguler, de dynamiser et d’harmoniser les actes autour du salarié.

Quelques temps plus tard, quelques indices laissent à penser que le salarié ne va pas passer à l’acte. Le trinôme : bailleur social et nos 2 professionnelles des Jardins conviennent qu’il est nécessaire d’annuler le projet face aux résistances du concerné.

Tout ce travail mené aura été l’occasion pour Valérie et Stéphanie d’échanger sur leurs pratiques professionnelles, de surcroît en temps de Covid-19, et de le faire dans un climat de confiance. Partager les mêmes valeurs et le même support d’activité a largement contribué à ce cercle vertueux, à la fluidité et à la qualité des échanges. Cette confiance mutuelle et ce plaisir à travailler ensemble ont été salvateurs dans la phase de débriefing bien empreinte de culpabilité. Leur invitation est tout de même de ne pas évincer la mobilité géographique et de la voir comme une passerelle. Un beau moyen de créer de la collaboration entre Jardins autour du projet des salariés.

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