Guillaume, en formation d’agro-foresterie

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Si vous deviez expliquer ce qu’est le Jardin du Girou à quelqu’un qui n’en a jamais entendu parler, que lui diriez-vous ?

C’est une structure qui permet de se remettre dans une dynamique de travail. Finalement, le travail quotidien en maraîchage n’est pas le plus important. Le plus important, c’est d’avoir la chance d’avoir un rythme professionnel qui recadre. Le travail en lui même vient au 2nd plan et si ça plait c’est tant mieux. Donc même si vous n’avez pas de projet dans l’agricole, vous avez toute votre place au Girou. Ici, il y a une vraie tolérance par rapport aux difficultés que j’avais après une longue période de chômage et aux autres difficultés dues à la vie moderne. J’ai parlé de l’aspect insertion seulement aux personnes que je connais bien. Les autres font souvent l’amalgame avec insertion et réinsertion. Ici c’est bien de l’insertion professionnelle.

Quel regard portez-vous sur votre parcours depuis que vous êtes entré au Jardin du Girou ?

Quand j’y suis arrivé (2 Fev 2016), j’étais en vrac, je n’avais pas bossé depuis 4 ans. D’avoir été pris aux JDG, ça me redonné espoir. J’étais très content d’avoir trouvé cette structure avec un coté humain en plus du côté professionnel. Ça m’a apporté confiance, plein de bonne énergie et tout ça m’a aidé à sortir de l’état dans lequel j’étais. En revanche, j’ai été vite rattrapé par les problèmes administratifs liés à la reprise d’activité, au statut agricole lié à la structure (la MSA remplace la CAF) et ça m’a un peu – beaucoup gâché la vie.

Qu’est-ce qui t’a le plus aidé pendant ton passage ici ?

Avoir un rythme, une dynamique, un objectif. Avoir des responsabilités et me resservir de compétences, ça m’a revalorisé.

Quelles démarches as-tu effectuées pour concrétiser ton projet professionnel et accéder à ta formation ?

Mon projet professionnel de travailler dans le bûcheronnage a mûri au fur à mesure . J’étais sûr de ce que je ne voulais plus faire et au fil du temps j’ai entrevu ce que je voulais faire à savoir un travail en extérieur, proche de la nature, une activité qui s’inscrit dans le développement durable. Tout en restant réaliste. Mon projet de bûcheronnage réunit toutes mes aspirations. Je l’ai étayé par des enquêtes métier auprès de professionnels de mon entourage et auprès de l’établissement de formation que j’avais repéré. Ma formation démarre en Septembre à Pamiers pour 1 an à l’issue de laquelle j’aurai un CFPPA pour devenir responsable de chantier forestier (brevet professionnel, diplômant niveau bac). A terme, j’aurai le choix de travailler à mon compte ou de choisir une entreprise qui correspond à mes valeurs.

Comment voyez-vous votre avenir aujourd’hui ?

Petit à petit, encore au jour le jour, avec en point de mire la formation et un métier qui me fait envie.

Ton meilleur souvenir du JDG ?

Je garde en souvenir de belles rencontres avec peut être des amitiés qui resteront.

Un dernier mot?

Pour finir, j’aimerai bien passer un message. J’aimerais que les choses changent pour que les Jardins aient plus de moyens pour avoir un conseiller présent en permanence. J’aimerais aussi que les Jardins aient plus de poids auprès des administrations pour témoigner du fait que les gens du JDG se bougent pour travailler et s’en sortir et que ce serait bien qu’on arrête de nous mettre des bâtons dans les roues avec des problèmes administratifs.

A bon entendeur… !

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